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Comment réparer une erreur dans une prise des mesures

L’installation de panneaux japonais

Leur pose peut s’apparenter à la pose d’un rideau traditionnel mais elle demande une plus grande attention dans la prise des mesures car son installation se fait au centimètre près de façon à assurer une installation fonctionnelle. La pose d’un rideau, à moins de très grosses erreurs, peut supporter quelques approximations qui ne nuiront pas à sa fonctionnalité. Que le bas d’un voilage traîne sur le sol n’est pas un handicap au coulissement, c’est d’ailleurs très souvent un effet de style recherché par le poseur. Read more

Les origines du rideau

Les origines du rideau

Les rideaux tels que nous les connaissons aujourd’hui ont fait leur apparition relativement tard.  Ce n’est qu’à la fin du XVIe siècle que nous les voyons se positionner devant les fenêtres, dans un rôle utilitaire et décoratif. Ils sont toutefois mentionnés bien avant, dans le nouveau testament, sous forme d’un voile séparant symboliquement des espaces saints.

A des époques différentes et dans pratiquement toutes les civilisations, les rideaux sont apparus comme des éléments fonctionnels et esthétiques incontournables, à l’instar du Japon où le Noren s’est imposé à usage domestique et commercial.

Le Noren, cette pièce de tissu fendue verticalement pour laisser un passage, n’a pas attendu l’invention de la tringle coulissante pour remplir sa fonction séparative. Le Noren existe toujours au Japon et il ne faut pas le confondre avec les panneaux japonais.

Naissance du rideau

Au Moyen Age, les courtines, ancêtres de nos tentures contemporaines, entouraient complètement  les lits, pour créer des lieux clos capables de retenir la chaleur. Les lourds tissus utilisés à la confection des courtines en faisaient de très bons isolants.

 

 

Artisanat d’art et décoration.

 

Fin XVIe - début du XVIIe, les croisées héritées du Moyen Age et de la Renaissance s’agrandissent pour laisser passer plus de lumière. Puis on les supprime, ainsi que les meneaux, pour éclaircir encore davantage les pièces. C’est donc tout d’abord dans un but fonctionnel que les courtines dédiées à la protection des lits vont prendre place devant les fenêtres. Ce n’est plus alors juste le couchage que l’on isole de la lumière et du froid, mais la pièce tout entière.  Le rideau est né.

Le rideau, élément décoratif

A partir du XVIe siècle, les étoffes manufacturées sont de belle qualité et réservées aux classes privilégiées. La production se fait en Europe, mais il existe aussi des importations de riches tissus originaires des Indes. Si une partie de la production est destinée à l’habillement, une autre partie va servir à la décoration intérieure, les tapisseries, les parures de lit et bien sûr les rideaux qui protègent dorénavant les fenêtres des riches demeures.

Les brocards, riches étoffes où s’insèrent des fils d’argent ou d’or, font leur apparition devant les ouvertures. Les lourds tissus de soie, de laine ou de coton sont vite concurrencés par les premiers imprimés : les « Indiennes ». Ces magnifiques Indiennes sont tout d’abord importées des Indes avant d’être manufacturées en France, et plus généralement dans toute l’Europe. Les grands décorateurs de l’époque sont comblés, le choix des tissus est grand et les rideaux prennent une place très importante comme élément décoratif.  Cette tendance ne s’est jamais démentie jusqu’à nos jours.

La barre décorative

La barre décorative va de pair avec les tentures. Elle peut être en bois, en laiton, en acier. Elle est souvent improprement appelée tringle, cette dernière n’ayant fait son apparition qu’au XXe siècle.

L’origine des jolies barres décoratives s’apparente à celle des tentures. Il faut remonter au XVIe siècle, époque où elle était taillée dans un bois de qualité. Viendra ensuite le laiton.

Barre décorative laiton massif

Le rideau japonais

Pour rester dans  l’univers du textile et de la décoration de la fenêtre, nous nous devons de ne pas oublier de mentionner le store bateau qui a vu le jour sous sa forme actuelle peu de temps après le rideau.  En revanche, ce n’est que relativement récemment que le panneau japonais a fait son entrée dans l’univers de la décoration des ouvertures.  Entrée encore discrète mais au combien appréciée. 

Différence entre panneaux et cloisons japonaises

Différence entre panneaux japonais et cloisons japonaises

Au premier abord, ces 2 vocables désignent 2 articles  différents mais dans l’esprit du public, ils peuvent aussi désigner 2 produits identiques. Cela mérite quelques explications.

Le shoji traditionnel

Lorsque l’on fait la recherche « cloison japonaise » sur internet, ce sont en général des parois coulissantes faites de papier washi et montées sur une trame bois qui nous sont proposées. C’est d’ailleurs exclusivement ce type de produit qui devrait apparaître, il n’en est rien comme allez le constater en parcourant cet article.

Dans l’habitat contemporain, les cloisons japonaises servent  à diviser des pièces à la demande ou à fermer des espaces de rangement.

Au Japon, d’où elles sont originaires, elles étaient aussi les parois coulissantes couvrant de grandes ouvertures donnant sur l’extérieur. Le shoji, puisque c’est de lui dont il s’agit,  a traversé les âges et séduit de plus en plus de nos contemporains car il peut intégrer tous les intérieurs, modernes ou classiques. 

Tout cela serait très clair si  parfois le vocable cloison japonaise n’était pas souvent utilisé pour désigner les pans de tissus lestés suspendus à des rails fixés au plafond ou au mur.

Les panneaux contemporains en tissu

Ils se placent devant les baies vitrées mais ils servent aussi à moduler des espaces… comme le shoji dont il s’est grandement inspiré. C’est probablement parce qu’il emprunte toutes les fonctions de son glorieux ancêtre qu’il y a confusion. Pour le constater, il suffit de faire une recherche pour s’apercevoir que les moteurs de recherche peinent eux-mêmes à faire la différence et entretiennent ainsi la  confusion. Comme ils listent dans leurs réponses les 2 articles, l’internaute pourra choisir d’après l’image et surtout en fonction des ses besoins.

cloison-japonaise-et-panneaux-japonais

Une capture d’écran des résultats images du moteur de recherche Google : sur une même requête, les cloisons  shoji côtoient les panneaux japonais tissus.

Comment faire son choix?

Etant donné que ces 2 articles peuvent pratiquement remplir les mêmes fonctions, ce n’est pas sur le critère de fonctionnalité que se fera le choix

Diviser une pièce

Dans nos intérieurs « occidentaux », c’est dans ce rôle de partition que la cloison japonaise traditionnelle bois/washi constitue une option  pratique et esthétique. Pour un résultat à la hauteur, il est bon de confier l’installation à un professionnel. Bricoleur amateur s’abstenir. Au Japon, d’habiles artisans, les « shokunin », sont chargés de la fabrication des shoji.

Si vous êtes vous-même adroit de vos mains, vous pouvez vous lancer dans la confection d’un shoji en suivant les conseils du maître artisan japonais Toshio Odate.

Sinon, pour une fonction séparative, vous avez la possibilité d’opter pour des panneaux japonais textiles « contemporains », à vos mesures. L’avantage du prix est indéniable, c’est moins cher que le shoji et surtout, en suivant les conseils du vendeur,  vous pourrez vous charger de l’installation.

Inconvénient majeur : une cloison flottant au vent peut très vite s’avérer un handicap de taille. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous  avons déposé le brevet du multi-baleinage, ceci afin de stabiliser au mieux le système. En vous rendant sur les pages de notre  site, vous en verrez les avantages.

Shoji traditionnel

Partition traditionnelle - Société AD

 

 

cloison coulissante séparant une kitchenette et un salon

Séparation cuisine/salon

En fermeture de rangement 

Les 2 produits peuvent remplir ce rôle de fermeture de placard.   C’est souvent l’ambiance de la pièce qui fera pencher la balance en faveur de l’un ou l’autre article.

Habillage de baies

Le shoji n’est pas adapté à cette utilisation, c’est le panneau textile qui se posera comme une alternative sérieuse aux stores et aux rideaux. Le look très actuel des panneaux, sans oublier leur praticité et leur prix, en fait un choix de premier ordre pour habiller les fenêtres.

Pour habiller une baie, la cloison coulissante type shoji ne pourra pas être utile dans nos intérieurs modernes. Même au Japon où le shoji refait son apparition  parmi les jeunes générations, il n’est pas possible de le placer devant des ouvertures donnant sur l’extérieur car les intérieurs modernes ne s’y prêtent pas.

panneaux japonais dans un bureau

Une belle alternative au rideau traditionnel, en particulier pour les grandes baies

Panneau japonais standard ou sur-mesure ?

Panneau japonais standard ou sur-mesure ?

 Les éléments à prendre en compte dans la décision d’achat sont fonctionnels, esthétiques… et économiques ! Il pourrait être tentant de conseiller d’emblée d’opter pour le sur-mesure qui présente une garantie de réussite. Ce serait probablement une erreur, car le standard peut parfois répondre aux besoins requis pour réussir une belle installation.

Le standard

Dans cette acception, nous ne devons prendre en compte que les dimensions. Des panneaux  japonais pré-coupés peuvent  être de très bonne qualité, parfois de qualité supérieure à des offres sur-mesure.

 

panneaux japonais  standard - 3 Suisses

Panneau japonais standard  3 Suisses

 

Il n’est pas interdit d’espérer que le système collera parfaitement à l’ouverture que l’on désire couvrir. Si c’est le cas, il est aussi nécessaire que la largeur des panneaux convienne, sachant qu’elle est en général proposée en 40, 50 ou 60 cm.

Le plus souvent, il faudra malheureusement adapter le système à la dimension requise. Et si couper un panneau sur la longueur est possible, il ne faut surtout pas tenter de couper sur la largeur, car chaque chariot doit garder la même dimension. Pour diminuer la hauteur d’un pan, il faut bien suivre les conseils du fournisseur et surtout s’assurer de la stabilité du tissu. En effet, certains textiles peuvent avoir tendance à s’allonger, d’autres à raccourcir au premier lavage.  Tout cela est à prendre sérieusement en considération pour que le système soit bien fonctionnel. Les panneaux ne seront pas très jolis s’ils sont trop courts et coulisseront mal s’ils sont trop longs.

Dans certaines configurations, très grande hauteur par exemple, le standard ne pourra s’adapter. Il faut savoir que les fabricants limitent généralement leur hauteur à 250 cm, 260 cm maximum, ce qui convient malgré tout dans la majorité des cas, puisque la hauteur sous plafond la plus commune est de 250 cm, dans l’habitat neuf notamment.

Certains distributeurs proposent juste les panneaux et vous laissent le choix d’acheter le rail ailleurs. C’est effectivement une possibilité, mais l’achat d’un kit complet reste plus sûr, surtout s’il est vendu avec les fournitures de découpe et de finition.

Le sur-mesure

cloison japonaise

Séparation mur à mur sur-mesure d’un « cuisine/séjour »

Au vu des contraintes liées au standard, vous pourriez être tentés d’opter pour le sur-mesure sans hésitation. Ne pas oublier toutefois que le choix de ses dimensions à un coût. Il vous est aussi demandé de participer à la pré-installation de vos panneaux japonais en relevant vous-mêmes les mesures. A titre indicatif, certains de nos clients préfèrent confier la prise des mesures à notre poseur agréé du secteur qui viendra ensuite installer ses panneaux. Le surcoût est modique et une proportion non négligeable de nos clients ont adopté ce process en nous confiant ainsi la confection, la prise des mesures et l’installation des systèmes.

En achetant sur internet, vous êtes seul responsable des dimensions fournies, hauteur et largeur. Inutile donc de vous préciser combien il est important de lire les instructions liées à cette tâche si vous désirez que le résultat soit à la hauteur de vos espérances.

Panneaux-japonais.com n’est pas sans ignorer qu’une bonne prise de mesure est primordiale, sinon indispensable pour produire un habillage qui colle parfaitement aux attentes de ses clients. C’est aussi pour cette raison, ne connaissant pas les  lieux d’installation, que nous demandons à nos clients de prendre les hauteurs en plusieurs points afin que nous puissions nous baser sur la plus petite hauteur à laquelle nous conseillons d’enlever encore 1 cm. C’est en particulier dans l’ancien qu’il faut être le plus prudent, car  il peut exister des différences de niveau dont il faut tenir compte. Nos poseurs, pourtant très habitués aux prises de mesures, suivent ces règles de travail car ils ne sont pas sans ignorer que ce qui parait droit à l’œil ne l’est pas toujours tout à fait.

Le problème peut se poser  avec les murs à murs devant baies ou en séparation de pièces, la largeur au niveau du plafond peut être très différente de celle prise au niveau du sol. Une fois de plus, c’est la plus petite largeur qu’il faudra retenir pour être sûr de bien placer les panneaux dans l’ouverture.

Si vous n’êtes pas encore certain de la conduite à tenir, rendez-vous sans tarder ici (lien vers http://www.panneaux-japonais.com/mesures/)

Si vous désirez nous faire des remarques ou si vous voulez des précisions concernant l’alternative « standard » ou  « sur-mesure »  que nous vous avons présentée, n’hésitez pas à nous contacter.

La maison japonaise

La maison japonaise : inspiratrice du panneau japonais occidental

Lorsque l’on parle de maison japonaise, les deux mots qui viennent d’abord à l’esprit sont « tatami » et « shoji ». Les spécialistes évoqueront aussi le « genkan », cet espace où tout bon japonais doit retirer ses chaussures pour ne pas salir les tatamis qui couvrent le sol. Le genkan est au niveau du jardin, le sol intérieur étant légèrement plus haut afin de le protéger d’éventuelles inondations. 

Le shoji

Avant même de pénétrer à l’intérieur de la maison, vous remarquez ces grands panneaux blancs qui font office de murs : c’est votre premier contact avec le concept shoji.  Ils sont coulissants et marquent la limite entre le jardin et l’intérieur de la maison. Leur composante essentielle, le papier washi translucide, fournit un éclairage naturel dans la journée. 

Avant l’avènement de l’électricité, cela constituait un atout important, en comparaison de nos maisons bâties de murs pleins percés d’ouvertures le plus souvent de taille réduite. D’un côté, des intérieurs japonais lumineux et d’un autre, des intérieurs obscurs où les hivers devaient paraître bien longs et bien sombres.

 

shoji japonais traditionnel

Une source de lumière naturelle grâce à des petits panneaux translucides.

 

En pénétrant à l’intérieur de la maison, nous retrouvons ces grands panneaux japonais coulissants faisant office de cloisons de séparation. Faites les disparaître et vous créez l’espace, fermez les et des chambres apparaissent… Il est alors temps de sortir les futons pour passer une bonne nuit. C’est un véritable ballet qui s’offre à nous ; toute la maison peut bouger, coulisser… les murs, les cloisons, les placards !  Au petit matin, les futons se volatilisent comme par magie, pour faire place à une table basse et les petites chambres fusionnent en un salon spacieux (relativement spacieux !).

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Table modulable : symbole de la maison japonaise transformable

Le tatami

Le tatami pourrait être encore plus ancien que les panneaux shoji traditionnels. On en trouve la trace à la période Heian (794 à 1185).  Il n’est pas étonnant que les Japonais aient conservé le concept jusqu’à nos jours et qu’ils l’aient massivement exporté de par le monde, en particulier en Occident.

Le mot tatami est dérivé du verbe japonais « tatamu » qui signifie plier ou empiler. C’est une évidence, tout peut bouger dans la maison japonaise, même les tatamis ! Il est bien pratique de pouvoir les empiler lorsque le besoin s’en fait sentir, pour faire le ménage et aérer la pièce par exemple. Dans l’intérieur japonais, le sol de certaines pièces appelées « washitusu » est intégralement recouvert de tatamis. C’est tout naturellement que vous enlevez vos chaussures en entrant dans un intérieur japonais dont le sol est recouvert de tatamis. Pour en savoir plus, voir cet article très documenté où l’auteur met en garde sur l’état de vos chaussettes si vous êtes invités à pénétrer dans un intérieur japonais. http://www.sakura-house.com/blog/fr/2013/06/11/pourquoi-retirer-ses-chaussures-au-japon/

Un futon coton placé sur un tatami n’est pas seulement une garantie de bonne nuit, mais c’est aussi une démarche hygiénique, le tatami restituant l’humidité qu’il absorbe dès que l’atmosphère s’assèche. Il n’est donc pas surprenant que dès les années 1900, les architectes américains aient été séduits par les intérieurs japonais. Ils auront aussi pu constater que les panneaux de washi qui composent le shoji sont « respirants », c'est-à-dire qu’en l’absence de courant d’air, l’air extérieur peut malgré tout pénétrer dans la maison.

shoji-et-tatami

Shoji et tatami : un couple indissociable dans la maison japonaise

La cloison japonaise contemporaine : digne héritière du shoji

Adoptée par des architectes d’avant-garde pour ses qualités fonctionnelles et pour son design, la cloison japonaise a été introduite en Occident dans la première moitié du XXe siècle.

Comme le shoji dont elle reprend les utilisations, son installation est simple, plus facile même que le shoji puisqu’il suffit de fixer un rail au plafond, auquel sont accrochés des panneaux de tissu.

Les panneaux étant généralement composés de textile lavable, l’entretien en est simplifié d’autant. Le papier washi des shoji traditionnels n’est quant à lui pas lavable, ce qui constitue un handicap certain.

Il est aussi très sensible aux variations hygrométriques et peut se tendre et se détendre suivant le degré d’humidité dans l’air. Cela ne gêne pas du tout les Japonais : le washi est une matière vivante et il est normal qu’il bouge.

Contrairement aux Japonais, les occidentaux sont assez souvent gênés par ce qu’ils considèrent comme des défauts d’aspect lorsque le papier washi se détend.  Il en est de même si à la suite d’un déchirement du papier, une intervention localisée sur le shoji est pratiquée : dans la culture japonaise, c’est une marque du temps valorisante. Dans la culture occidentale, c’est un shoji à refaire complètement.

Au Japon, il arrive même que l’état des shoji nécessite l’intervention d’un professionnel qui se chargera d’une totale réfection. En France, nous conseillons de faire appel à M. Junichi Shioura, spécialiste en la matière. http://www.kitoki-deco.com/

Enfin, le coût des cloisons japonaises modernes, qu’elles soient composées de 3, 4, 5 panneaux ou plus, est nettement inférieur à celui des shoji, même confectionnées sur-mesure.

Plusieurs désignations pour un même produit

Il est parfois difficile pour un consommateur francophone de s’y retrouver dans les terminologies car des expressions bien différentes désignent un même produit. Retenir toutefois que paroi japonaise, cloison japonaise ou panneaux japonais désignent la même chose lorsqu’il s’agit des pans de tissus coulissants sur un rail généralement en aluminium.

Pour le shoji traditionnel, savoir qu’il  est aussi appelé cloison japonaise.

Panneaux japonais ou rideaux traditionnels : que choisir ?

 

Les qualités du panneau japonais… et du rideau

Tel qu’il est confectionné en Occident, le panneau japonais diffère assez nettement du shoji traditionnel dont il est issu. Toutefois, ses caractéristiques lui permettent de remplir les mêmes fonctions.

Il n’est pas plus compliqué à installer que le rideau. Tout bricoleur, même amateur, peut le fixer au plafond ou en applique (fixation murale).

Par contre, si l’option du sur-mesure n’a pas été choisie, et s’il est simple d’adapter un rideau à une fenêtre en coupant la tringle, ce ne sera pas le cas pour les panneaux japonais. Couper un rail, diminuer la longueur des chariots et intervenir sur la largeur des pans, tout cela sera à éviter absolument. Retenons donc qu’il vaut nettement mieux avoir recours au sur-mesure pour une pose aisée des panneaux.

La séparation de pièces

En cloisons japonaises séparatives, les coulissants sont difficiles à égaler. Ils peuvent moduler temporairement un espace d’une façon très fonctionnelle et élégante. Des architectes célèbres de la première moitié du XXe siècle, à l’instar de Le Corbusier ou de l’américain Wright,  ont très vite vu que le concept shoji était transposable dans nos intérieurs occidentaux. Ils ont alors remplacé les rideaux de séparation par des shojis.

De nos jours, un grand espace comprenant séjour et cuisine est tendance, mais pour des raisons fonctionnelles, il peut parfois être pratique d’installer une cloison temporaire. De la même manière, une chambre d’appoint pourra être créée à la demande.

 

Rangement des panneaux sur le côté

Panneaux japonais ouverts pour profiter de tout l’espace. Notez l’espace de rangement réservé vers la droite.

 

Séparation de pièce

L’option « sur-mesure » pour une fermeture complète

L’habillage de baies vitrées

Même s’il est de plus en plus concurrencé par les stores ou les panneaux, le rideau demeure très présent pour couvrir les fenêtres, principalement dans l’habitat domestique. Un de ses atouts réside dans la diversité de ses têtes. Pour les intérieurs classiques, vous choisirez plutôt les têtes traditionnelles type flamandes, à l’ondulation régulière. En revanche, pour les intérieurs contemporains,  vous opterez pour  les œillets, les pattes ou les nouettes.

Les panneaux japonais devant une ouverture offrent un rendu probablement plus design. Si de surcroît, ils sont confectionnés sur-mesure, ils deviennent  alors un concurrent de choc pour le rideau traditionnel.

Panneaux japonais à ouverture centrale cachant un vis-à-vis

Une bonne alternative au rideau devant une large baie

La fermeture de placard ou de rangement

Dans la maison traditionnelle japonaise, il était d’usage d’attribuer plusieurs fonctions à un même espace. La nuit, les futons étaient de sortie et le matin, il fallait les ranger dans des placards dédiés pour métamorphoser la chambre en pièce de vie diurne. Cette tradition demeure, particulièrement dans les villes où les mètres carrés sont comptés. 

Les placards de stockage pour les éléments de nuit sont généralement clos par des fusuma qui, contrairement au shoji, ne laissent pas passer la lumière. Une fois de plus, c’est le rideau opaque ou occultant qui remplissait ce rôle dans nos intérieurs, jusqu’au moment où le panneau japonais contemporain est venu s’imposer comme une alternative fonctionnelle et esthétique.

Shoji et fusuma dans intérieur japonais

Fusuma et shoji pour séparer ou fermer les rangements

Si on parlait prix !

A priori, que ce soit en dimensions standards ou en sur-mesure, il est généralement admis que les panneaux coulissants sont plus chers que les rideaux. En étudiant le sujet de plus près, on se rend très rapidement compte que ce n’est pas toujours le cas.

Dimensions standards

L’offre de rideaux en dimensions standards est très importante, sur internet comme dans le commerce physique. Les grandes surfaces généralistes, les magasins plus spécialisés comme Ikéa ou Leroy Merlin, proposent des rideaux à des prix très raisonnables. Il ne faut pas oublier que tous ces acteurs  vendent aussi des panneaux de dimensions standards, en général d’une largeur de 40cm, à assembler et à recouper à la longueur désirée.

De manière assez étonnante, en comparant le prix d’une tringle et celui d’un rail, on constatera qu’ils se valent.

Reste le prix du tissu. Du fait de l’ampleur requise pour le rideau, le métrage sera plus important que pour les panneaux… qui eux demandent un peu plus de façon.

Résultat : le coût étant finalement du même ordre, ce n’est pas le facteur économique qui fera la décision. C’est plutôt sur des critères fonctionnels et esthétiques que vous vous baserez pour équiper vos fenêtres.

rideaux traditionnels dans un intérieur design

Rideaux sur mesure, l’idéal pour les grandes baies vitrées

Le sur-mesure

Comme pour les dimensions standards, les coûts des rideaux et panneaux sur-mesure ne diffèrent pas énormément. Une tringle haut de gamme, associée à un tissu de belle qualité, représente un investissement équivalent à un mécanisme et des panneaux dont le tissu est spécifiquement créé pour cet usage. Les produits en vente sur ce site répondent à ce critère en offrant un voile inspiré du shoji traditionnel, sans oublier le triple baleinage et la solidarisation magnétique des panneaux.

Là encore, ce n’est donc pas le prix qui fera pencher la balance.